On revient sur le Lion

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La décrépitude du terrain d’honneur, aura été un élément majeur de cette édition du Mondial. Le fait que les médias anglo-saxon parlent « bataille de la Somme » ou de « championnat de labour » est éloquent.  Un problème très localisé puisque le sol du cross a été très bon et la détente à quelques mètre de là est restée très correct. Refaite il y a plus de 10 ans et faute d’entretien adéquat la carrière a rendu l’âme sous l’assaut de la pluie et des sabots. Dès le premier jour, on a vu des chevaux perdre leur locomotion et certains quitter le rectangle comme s’ils avaient déjà fait la moitié du cross. Sans cet avatar le classement du dressage aurait été différent et il y aurait eu plus de sans faute (seulement 10 dans les 7 ans). Il y aurait eu aussi moins d’Anglais fâchés et d’Allemands ayant remis les chevaux dans le camion avant le CSO. Dans ce sport ça fait désordre. Malgré tout cela, on peut quand même parler de réussite sportive. Le cross a en effet fait tout ce qu’on attendait de lui, donnant un beau spectacle et sans bobo. Le tour des 7ans a clairement dessiné deux groupes mettant en avant les vrais galopeurs qui finissait frais et les autres cuits à point.

Au final les 6 ans ont été peu impactés par le mauvais terrain en dressant en premier et avec une proportion habituelle de sans-faute au CSO. Piggy French continue d’exploser le record de victoires internationales la même année : et de 15 !!! Elle dit avoir en Cooley Lancer un des meilleurs jeunes chevaux qu’elle n’ait jamais eus. Côté français, les tôliers du Lion ont tiré leur épingle.  Tom Carlile a en Dartagnan du Beliard un vrai bon ouvrier. Idem Demoiselle Platine au physique plus compliqué mais dont le couple avec Nico fonctionne déjà à merveille.

Dans les 7ans c’est le meilleur cheval du concours qui a été consacré. Certes on était comme le loup de Tex Avery devant le cheval de Tim Lips mais il a payé sa générosité puisqu’il n’était pas à la visite du lendemain. Happy Boy, le bien nommé petit bolide de Tim Price a tout bien fait, réalisant la plus belle remontée jamais vue au Mondial : 13ème, 8ème, 1er. Ça aurait pu être le grand William à une barre près. Quel bonheur de le revoir enfin en pleine procession de ses moyens et qui finit à une belle 4ème place. Le sort est conjuré et on en mesure l’importance à la tension qui animait le Britannique.  Pour finir, deux français dans le top 10 ne sont pas à bouder. On oubliera donc vite la bouillasse d’autant qu’active et réactive l’équipe du Mondial a déjà décidé de s’atteler à la réfection du terrain d’honneur.